27 janv. 2013

Rappel: Yoga pour les futures mamans!



Yoga prénatal (à partir du 3°mois de grossesse)

La grossesse est un moment magique et plein de transformations physiques, mentales et émotionnelles dans la vie de la femme. La pratique du yoga aide la future maman à avoir une plus grande conscience et compréhension sur la grossesse, lui permettant de traverser ce moment de façon consciente, pleine et sereine. Grâce à une approche douce, qui focalise la conscience dans chaque mouvement et utilise des techniques de respiration, visualisation et méditation, la pratique du yoga permet à la future maman une plus grande connexion avec le bébé ainsi qu’un plus grand calme face aux défis et aux attentes liées à la maternité. Les postures physiques - qui renforcent les muscles du bassin, des abdominaux et des lombaires - et les techniques de respiration – qui augmentent la capacité respiratoire et aident la femme à mieux maitriser ces émotions – sont, en outre, un vrai allié de la femme lors de l’accouchement.

Il est indispensable une attestation de votre médecin vous libérant pour la pratique

Les mardis à 19H30, Chez Yogivibe (http://www.yogivibe.fr), 

Adresse: Residence. 1ère ligne - Bâtiment. A
191, rue Shirin Ebadi - 34000 Montpellier
Arrêt de Traim: Port Marianne


17 janv. 2013

Santosha par Professor Hermorgénes


Santosha par Professor Hermorgénes,  extrait du livre Yoga para Nervosos, p : 155-156. Traduit pas Gabriela Nanni

Santosha cure l’impotence, les ulcères, l’insomnie, l’hypertension, la constipation, les allergies…enfin, toute maladie dont l’origine est la nervosité, l’insatisfaction, l’anxiété et l’appréhension.
Santosha signifie contentement.
Se contenter, c’est accepter ce que l’on a, y compris une ulcère, laquelle, on le sait tous, s’aggrave avec la tension psychosomatique. Si le malade communique avec elle et lui dit : « jusqu'à présent vous avez pu me faire peur, me garder dans un état d’alerte ou de souffrance, mais désormais je vous accepte, vous ne représentez plus grand chose pour moi », infailliblement vous irez mieux. Cette attitude psychique soulage la tension. La stratégie pour vaincre le mal est aussi cela ? Se contenter y compris avec l’état de carence, faillite, chute, crise…est la stratégie pour se libérer de tout cela. Utiliser santosha est le même que signer un traité de paix et, par conséquent, démoraliser l’ennemi. Contentement est soulagement, car il nous libère de l’anxiété afin d’obtenir la cure ou le triomphe. Notez bien : cela n’est pas la capitulation d’un lâche. C’est le calme de celui qui se sent fort.
Si pour vaincre un manque le contentement est précieux, pour maintenir un état de tranquillité il l’est encore plus. D’ailleurs, il n’y aura jamais la paix s’il y a le désir, y compris si notre désir c’est d’avoir la paix. Celui qui se consomme dans l'anxiété n’atteindra jamais le ciel. Une façon de tomber en enfer est devenir anxieux pour atteindre le ciel. Il y a un vouloir serein, sans lutte, sans tensions qui ouvre la porte de la victoire. Comprenez cela. 
Il n’y a pas plus grande richesse que le sentiment d’avoir suffisamment, de se contenter avec soi même, y compris avec celui que l’on n’est pas et que l’on n’a pas encore réussi à être.
Je connais beaucoup de gens qui ont perdu la santé exactement parce qu’ils avaient envie d’être en bonne santé et forts. Je connais des gens qui se sont perdus justement dans la lutte pour être sain et parfait.
Etre content malgré les adversités est le bon chemin pour se libérer. Ne vous laissez pas vaincre par vos infériorités. Ne permettrez pas que les défauts, les symptômes et les manques vous transforment en une personne anxieuse et faible. Rappelez-vous des nos dialogues sur les « normaux » et la normalité dans un niveau faible. Etre normal ne signifie pas être parfait.
L’envie d’avoir le dernier modèle de voiture, ou de mettre les vêtements à la mode, ou de voir votre nom figurer dans les rubriques sociales, crée beaucoup de problème de stress. Si la personne a les moyens financiers pour avoir l’objet de son désir, il est naturel qu’elle soit insatisfaite une fois qu’elle l’a obtenu. Et pourquoi, malgré cela, elle se retrouve tout à coup dans un état de terrible insatisfaction et déception !! Combler l’insatisfaction ne nous rend pas heureux. Ne pas avoir d’insatisfaction oui.
Si vous ne découvrez pas un moyen de vous sentir satisfait avec ce que vous faites, avec votre travail, par exemple, vous continuerez irrémédiablement insatisfait dans cet aspect de votre vie. Il n’y aura jamais de tranquillité pour le commandant du navire qui supporte mal son poste et qui souhaiterait plutôt être dans un hôpital à s’occuper de malades. C’est un malheureux parce qu’il n’est pas médecin. C’est un malheureux parce qu’il est un navigateur frustré…Un avocat très bien dans son métier est arrivé à un tel point de répulsion de son bureau qui, lorsqu’il est venu me voir, n’y était pas retourné depuis un mois. L’ambiance et son poste lui provoquaient des nausées, du vertige, de l’angoisse. Je n’ai pas cherché à savoir ce qu’il voulait être – banquier ou pêcheur, agriculteur ou militaire -, mais j’ai compris, sans doute, qu’il aurait aimé faire autre chose. Heureusement le lendemain il avait signé un traité de paix avec son poste. Il était content. Ses symptômes étaient disparus.
Peu importe votre métier, malgré ses mil défauts, si vous le souhaitez, vous découvrirez des milliers d’avantages. Le métier que vous désirez, soyez certain, en plus des nombreux points positifs que vous y voyez occulte aussi des nombreux points négatifs que vous ne voulez pas y voir.
Toute profession est toujours utile à des milliers et milliers d’êtres humains. Soyez bon dans votre profession, en le dédiant à Dieu et aux hommes.
Néanmoins, s’il est question d’une extrême inadéquation et si vous le faites par erreur, ou besoin, alors que vous êtes né pour l’art, il faut changer, mais faites-le sans anxiété, sans angoisse, sans précipitation.
Il ne faut pas confondre contentement et lâcheté. Ne confondez pas Santosha  avec le conformisme des faibles ou encore avec l’indifférence des bêtes. Si tous faisaient cette confusion, la civilisation s’arrêterait et le progrès serait impossible.
Satisfaction n’est pas le contraire du vouloir ferme, constant et serein des sages, mais est l’antithèse de la poursuite pressée, fiévreuse, rajasique, traumatique, tendue et anxieuse pour le succès dans tous ses aspects. 
Ce n’est pas une bonne affaire d’acquérir le pouvoir et des biens en échange de votre santé et de votre paix.  
Réflexion :
Mes limitations, mes défauts, mes incapacités, mes impuretés et mes imperfections, avec la grâce de Dieu et mon dévouement, seront surmontées. Pour cela, je ne dois pas me perdre dans l’anxiété et l’insatisfaction. Je m’accepte tel que je suis, car ce n’est qu’ainsi que je saurai qui je suis vraiment et ce que je dois changer en moi. Je me sens tranquille, calme, même si je me reconnais pauvre et imparfait. Lorsque je me contente, j’atteint la paix, et avec la paix, la guérison.  

4 déc. 2012

Yin Yoga Teacher Training and Retreat with Biff Mithoefer and Prema Mayi



Exploring the Path of Yin Yoga 
A Yin Yoga Training for Teachers and Practitioners 
  
Biff  Mithoefer and Prema Mayi

At Enchanted Mountain Yoga Center - Garobapa - Brazil

November 24 - 30, 2013


In this training we will look at how Yin Yoga with its ancient yogic roots can affect our physical, energetic and emotional bodies. Through this understanding we will explore ways to lead a Yin class, and to incorporate Yin postures and philosophy into any teaching or practice.  

The training will include:
      - Taoist philosophy
     - The Yin practice of non-striving and how it influences our lives and our teaching
     - The movement of Qi or Prana in the body, and how it can be affected by Yin practice.
       - Anatomy and the understanding of our own natural pattern (li)
       - Understanding the postures and sequencing a Yin class
       -What it means to hold a safe, sacred space for a Yin practice

The purpose of this training is to help teachers and practitioners understand the basis physical, energetic, emotional and philosophical concepts of Yin Yoga in order to introduce Yin into their teaching and practice.This training is suitable for teachers and non-teachers of all levels. It is the partner training to “Embracing the Essence of Yin Yoga Teaching and Practice”. It can be taken alone of in conjunction with the “Embracing” module. Both are 50-hour yoga trainings. For more details on both trainings see www.biffmithoeferyoga.com.  

Location

Enchanted Mountain Center, located in the south of Brazil, is a magical enclave of tropical rainforest, white sandy beaches, azure blue waters, caressing breezes, and rolling dunes.

see more:
http://www.yogaencantada.org/o-centro 
http://www.enchantedmountainbrazil.com

The schedule includes:

• 7 nights
• 3 daily meals – vegetarian food
• 1 free afternoon

First day

16:00 – 19:00 – Check in
19:00 – 20:00 – Dinner
20:30 – 21:30 – Opening practice

Week schedule

19:00- 20:00 - dinner
7:00 - 8:30 - Yoga practice
8:30 – 10:00 - breakfast 

10:00-13:00 - class and yoga practice

13:00- 14:00 - lunch
14:00- 16:00 - Free time
16:00-19H00 - class and yoga practice
20:30 - 21:30 - evening activity 

Final day

7:00 - 8:30 - Yoga practice
8:30 - 9:30 - breakfast
9:30 - 11:00 - Closing circle


About staff: 

Biff Mithoefer Teaches Yin Yoga workshops and teacher trainings in the U.S. and Internationally. He is the author of The Yin Yoga Kit, and co-author of The Therapeutic Yoga Kit. Biff is a founder and director of the Jamtse Sponsorship Project, for the support of Tibetan refuge children. He lives with his family in Dorset, Vermont. see more: 
http://www.biffmithoeferyoga.com

Prema Mayi was born in Chile. At the age of twelve, she entered an ashram of Bhakti Yoga in Europe. Now, thirty years later, her natural, gentle zeal for bhakti is embellished with a warm-hearted maturity and an inspiration to share with others what she has imbibed, through the medium of sweet and melodic kirtan. see more: http://premamayi.com/kirtan/

The course will contain over 35 contact hours. Students who wish to receive a certificate for 50 hours of Yin training will be required to complete 15 hours of independent study and submit a written report to Biff within 30 days of completion of the course. The syllabus for this training has been approved by Yoga alliance and is used by Nosara Yoga Institute as part of their 500 and 1000 hour certification. It is also taught at Satchidananda Ashram as part of their advanced training

Contact: Gabriela de França Nanni
gabinanni@gmail.com
skipe: gabinanni75


18 oct. 2012

Chocolat d'avocat


Chocolat d’avocat

Voici une recette gourmande, pour se faire du bien, se régaler et garder l’énergie au top!

L’avocat c’est un fruit riche en vitamines, protéines, acides gras et oligo-éléments. Ses vertus sont nombreuses : grâce à ses fibres solubles et insolubles, il aide à la prévention de maladies cardiovasculaires et de la constipation ; source de magnésium et potassium, il aide à maintenir en équilibre la tension artérielle ; sans compter ses vitamines A, B, C et E, qui contribuent à la beauté de la peu et retarde le vieillissement cutané.
On le conseille aussi pour les sportifs et les enfants, car c’est riche en bonnes graisses.
Et le cacao, cet aliment des Dieux, connus pour ses vertus revigorantes et réconfortantes, à la condition de le manger cru, est riche en magnésium, fer, vitamine C et antioxydants.

Ingrédients

- 1 avocat mur
- 2 cuillères à soupe de cacao en poudre
- 1 cuillères à soupe de miel

Optionnel

- Fruits secs

Préparation :

Retirez la pulpe de l’avocat et mettez-la dans un robot.
Rajoutez le cacao en poudre, le miel. Avec une cuillère mélangez le tout jusqu’à ce que vous obtiendrez une pâte homogène.
Si vous voulez, vous pouvez rajoutez des fruits secs (réhydratés) comme sucre naturel. Avec la pulpe homogène dans le robot, broyez pour obtenir un chocolat crémeux.
Servez avec des raisins ou des petits cubes d’ananas ou votre fruit préféré. Vous pouvez rajoutez également des amandes ou noix de cajou concassées.

Bon appétit

17 oct. 2012

Connectez-vous avec la Déesse



A l’occasion du festival de Navaratri en Inde, je me suis motivée à écrire sur le Divin féminin (Shakti) pour passer en revue l’importance de la connexion avec ce pouvoir latent de l’énergie féminine qui dort en nous.

Tous les ans, pendant neuf nuits entre septembre et octobre les hindous célèbrent le festival de Navaratri, en hommage à Deva, dans ses multiples formes. Dans ce festival Dieu est donc adoré en tant que Mère.

Deva en sanscrit veut dire celui que brille. Les déités son exactement ça, des êtres de lumières qui existent dans les niveaux subtils de notre conscience, dans des royaumes plus importants que le physique.

Du point de vue spirituelle, ce festival a un sens très beau. Pendant les trois premiers jours du festival, Deva est adoré sous la forme de Durga, Shakti de Shiva, personnification de la force et du pouvoir suprêmes, capables de détruire toutes nos impuretés, vices et défauts. Les trois jours qui suivent sont dédiés à Lakshmi de Vishnu, personnification de la pureté et e de la prospérité. Une fois les qualités nécessaires acquises, nous sommes prêts à atteindre la connaissance, but ultime de l’existence humaine. Les trois derniers jours Deva est alors adoré sous la forme de Sarasvatî, Shakti de Brahman, qui représente la connaissance de notre être véritable,  notre identité avec l’illimité et eternel Brahman.

Le dixième jour est appelé Vijaya Dashami, jour de la victoire, car il est dit que dans ce jour auspicieux Deva a finalement détruit le démon Bhandasura, personnification de l’ignorance.

Dans ces jours où nous sommes en permanence encouragés à développer des caractéristiques masculines telles que l’expansion, l’audace, l’ambition, la force, la vitesse, le la densité matériel, les valeurs féminins telles que la nutrition, l’introspection, la création, la lenteur et la subtilité spirituelles ont été oubliées, voire subjuguées.

Cette perte de liaison avec notre âme – ce point de rencontre entre l’esprit et le corps, qui est féminin – peut être la cause de cette vie en déséquilibre et d’anxiété qui touche la plupart de gens.

La vie moderne a transformé la Mère conscience, qui est fluide, créatrice de sagesse, dans quelque chose de statique, inflexible. Pour qu’il y ait un changement il faut désapprendre les mauvaises habitudes, filtrer les vibrations nuisibles et annuler ce sens d’isolement que l’on a créée dans nous et à l’extérieur de nous.

En travaillant l’auto questionnement, dans le sens d’acquérir la connaissance nécessaire des Karmas (actions) uniques qui modèlent chacune de nos vies et on étant attentifs à nos conditionnements et aux conditions autour de nous,  on peut récupérer une mémoire significative de compassion, gentillesse, pardon et amour, qualités de notre Shakti Intérieure.

Le pouvoir de Shakti se trouve dans nous et pas à l’extérieur de nous. Les représentations des différentes déités sont en réalité les différentes énergies manifestées de Shakti, ou les différents aspects de cette énergie si puissante. En termes psychologiques, les déités de la tradition indienne sont des archétypes et l’on peut le comparer aux différents rôles qu’on a chacune dans notre vie quotidienne, que ce soit le rôle de femme, de mère, de professionnel, d’enfant.

L’histoire du féminin divin a été historiquement cachée par les sociétés orientales et occidentales, tout comme la force des femmes a été subordonnée au masculin pendant longtemps.

Contrairement aux traditions occidentales, qui considèrent le féminin passif et réceptif, la tradition tantrique voit dans le féminin divin (Shakti) créativité et force de l’Absolu, inséparable du divin.

Jung, le psychanalyste qui a révélé au monde occidentale les mythes de différentes traditions, a considéré les archétypes comme l’expression d’une image originelle qui existe dans l’inconscient. Pour lui, les archétypes représentent cette nécessité à appréhender la vie d’une manière conditionnée par l’histoire passée de l’humanité. Des formes de représentation à priori innées, qui contraignent la perception et l’intuition à des formes spécifiquement humaines.  Vécus à la fois comme des émotions et des images et ayant un effet remarquable notamment dans les situations humaines typiques telles que la naissance et la mort, la notion d’archétypes n’est pas facile à saisir par notre pensée, car, selon Jung, elle ne les a pas inventés.

Néanmoins, selon Jung, nous possédons tous des potentialités à accomplir, dans notre psyché, sous la forme des archétypes féminins et masculins. Nous portons en nous « symboliquement » l’autre sexe, nommé par Jung, Anima pour l’homme et Animus pour la femme.

L’Animus est la composante masculine inconsciente de la femme, cette partie en nous caractérisée par le courage, l’affirmation, l’intelligence rationnelle et analytique. Alors que l’Anima, la composante féminine chez l’homme, c’est cette partie tournée vers l’intérieur et la réceptivité, caractérisée par des qualités comme la sensibilité, les émotions, l’intuition, la douceur.

Dans le langage du yoga, les déités principales de la tradition indienne sont littéralement aspects ou facettes de la réalité divine. La tradition indienne adore la réalité comme un Tout, dans lequel le divin n’est pas seulement transcendant et sans forme, mais manifesté en couches dans la structure cellulaire du monde et capable de prendre des formes personnifiés. Ses représentations contiennent la force total de l’Absolu e quand l’on les contemple, elles versent une certaine qualité de lumière dans notre conscience.

Deva dans sa forme Saravasti, représente l’eau en nous et nous aide à créer le neuf. Dans sa forme Lakshimi, elle représente le mouvement, éveillant en nous le sens de la beauté, du bonheur et de l’abondance. Dans sa forme Durga, elle représente le feu en nous et nous offre les instruments pour la transformation intérieure.

Toutes le traditions reconnaissent que pour qu’on avance dans notre chemin spirituel (Sadhana), ce pouvoir féminin doit être évoqué et accédé. Pour que ce pouvoir ce manifeste, il y a un élément fondamental, qui est Bhakti, la dévotion et l’amour total à la Déesse.

D’un point de vu pratique, quand on contemple et adore les déités, en focalisant sur ses énergies, elles agissent dans la transformation au niveau subtil, ou il est vraiment possible à faire de changements. Elles nous permettent de dépasser notre propre ego, cette partie de nous qui s’identifie aux limitations et aux impositions culturelles, nous approchant de plus en plus de notre Moi véritable. Depuis le moyen âge, le yoga tantrique indien et tibétain méditent sur les archétypes divins pour évoquer les pouvoirs transformateurs de notre propre conscience.

Les Vedas offre des nombreuses pratiques pour inviter, focaliser et diriger ces énergies curatrices profondes pour qu’elles se manifestent. Parmi ces pratiques, il y a les mantras (sons sacrés), mudras (gestes de mains sacrés), yantras (mandalas et desseins d’énergie sacrés), dhyana (méditation), pratique de yoga rituel et prayogas (cérémonies sacrés).

Pour attirer le féminin, il faut aussi et surtout se permettre de ralentir. Bien que notre mental essaie souvent de nous convaincre que n’importe quelle autre chose est plus important que faire une pause – cela pouvant être gênant puisque ça nous donne du temps d'analyser nos habitudes -,  inviter le féminin divin requiert de l’écoute. Et plus on l’écoute, tout comme pour les femmes, plus le féminin s’exprime. Sa voix devient forte et claire. Et si vous l’ignorez, il parlera de plus en plus fort pour attirer votre attention.

Ecouter cette voix ne veut pas dire que votre vie sera plus facile, mais elle deviendra plus satisfaisante, approfondie et riche. Le féminin nous conduit à cet endroit où il y a pas de place pour les doutes, car il éveille nos sens e nous montre la réalité sacrée et sensorielle.

Dans mon expérience personnelle, la voix du féminin sacrée (Shakti) vient du cœur, avec la brise, le silence, la pause, la danse, la pratique du Yoga. Dans ces instants qui me procurent de l’équilibre et le développement d’une conscience plus en syntonie avec mon véritable être.

Si tout cela peut vous paraitre difficile à saisir, il y trois choses concrètes que vous pouvez faire tout de suite pour vous connecter avec le féminin divin :

-     Prenez un bain tiède, en vous massant ensuite avec de l’huile, en sentant chaque partie de vous pendant le contact ;
-     Remplissez votre foyer avec de la beauté. Achetez de fleurs, allumez une bougie en offrande à la Deésse ;
-     Fermez les yeux, respirez 3 fois profondément et dirigez la respiration vers le bas, dans votre bassin.

Namasté

par Gabriela Nanni

Illustration de Tina Lautert 

13 oct. 2012

Virabhadrasana I


Virabhadrasana
Virabhadra= guerrier
asana= posture

Hier, après un cours de Hatha Yoga, j’ai eu une certitude, dure à avouer, certes, mais la posture du guerrier I (virabhadrasana I) ne fait décidément pas mon bonheur.
A chaque fois qu’il arrive le moment de la faire, j’ai envie d’aller aux toilettes ou de me mettre dans la posture de l’enfant, sous prétexte que je suis épuisée…
Si j’ajuste mes pieds, ma cage thoracique s’effondre, si j’essaie d’étendre mes bras, ma poitrine se creuse, la vraie catastrophe !

En arrivant à la maison, je me suis mise à faire de recherches pour mieux comprendre la raison de toute cette tension qui m'envahit quand j’essaie de réaliser cette posture et pour essayer de trouver un moyen de l’aborder autrement et pouvoir en cueillir les bénéfices.

Et Bingo ! La réponse est donnée en détail par la Yoguini Cyndi Lee (qui partage mes tensions dans cette posture) dans un article publié sur http://yogajournal.terra.com.br/show_yoga.php?id=1393

Faisons le point sur Virabhadrasa I, en s’appuyant sur l’article de Cyndi Lee :

Tout d’abord, lorsque l’on parle des asanas, elle nous rappelle, il ne faut pas perdre de vue la relation holistique entre toutes les parties du corps. C’est à dire que lorsque nous réalisons une posture, tous les éléments d’une posture dialoguent entre eux et ils doivent donc s’écouter les uns et les autres.

Dans Virhabadrasana I, l’enracinement de la jambe derrière serait une invitation amicale pour faire monter la cage thoracique alors que l’ouverture de la poitrine crée de l’espace pour que les bras s’étendent ; 
Les bénéfices de cette posture sont nombreux, cette posture couvrant un spectre dans notre corps tout entier:

-  Cheville, tibias et cuisses s’étirent ;
- Le quadriceps et les muscles du dos se fortifient (le tonus se prolonge jusqu’aux épaules et aux bras) ;
-     Le psoas gagne un agréable étirement, préparant le corps pour les extensions en arrière ;
- Un profond étirement des muscles abdominaux, épaules, cou, poitrine et poumons.

Ohlalala, comme souligne Cyndi Lee, beaucoup de choses se passent, ce n’est pas par hasard que j’ai envie de me sauver quand il arrive le moment de faire cette posture !!

Néanmoins, en pratiquant la stabilité à travers les énergies opposées du guerrier I on peut cueillir ses bénéfices et développer de la confidence et du courage pour affronter les situations difficiles de la vie.

Pas à Pas par Cyndi Lee :

Enracinement:

Pour commencer, explorez l’alignement de la posture avec une version préparatoire qui permet de pratiquer la forme basique de virabhadrasana I. En tadasana (posture de la montagne), les mains dans les hanches. Appuyez les ischions vers le bas, en sentant le poids du bassin descendre vers les jambes et les pieds, enraciné. Appuyez également les quatre coins du pied : coussin du grand orteil, coussin du petit orteil, talon interne et externe. Maintenant, activez les muscles des jambes. Attirez-les vers les os, comme si vous mettiez des collants. Laissez cette énergie circuler, en montant le long de la colonne vers le sommet de la tête.
Faites un pas en arrière avec la jambe droite, dans la posture du couloir et pliez la jambe gauche dans un angle confortable. N’essayez pas encore de pousser la jambe gauche dans un angle de 90°. Prenez un moment pour bien activez les muscles des jambes encore une fois. Glissez la pousse vers la pliure externe de la hanche gauche, en la approfondissant un peu, les doigts touchant la cuisse interne. Utilisez la pouce et les doigts pour aider à garder le bassin stable, pendant que vous ouvrez la cuisse droite afin d’enraciner le talon droit au sol, avec ce pied à 45° par rapport le côté droit du tapis. Même si la hanche droite est en dehors, ne tournez pas le bassin complètement, cela pouvant surcharger le genou gauche. Le grand orteil gauche sert comme un rappel pour garder la cuisse de devant (gauche) stable, le genou gauche vers le devant et le torse vers le devant le maximum possible.
Vérifiez si le pied derrière est bien ancré – ouvrez le petit orteil vers la l’arrière du tapis et appuyez le talon externe.
La poitrine vers le devant du tapis, étendez les bras vers la latéral à la hauteur de épaules. Ecartez les pouces l’une de l’autre et tournez le bras entier en dehors, les paumes vers le haut. Etendez les doigts, mais ne déplacez pas les omoplates. Maintenant, les coudes vers le haut, faites une rotation avec les avant-bras vers l’intérieur, pour que les paumes de mains se regardent. Doucement commencez à lever le bras à un angle de 45°. Vous pouvez ramenez les bras vers le haut, à côté des oreilles, en gardant la poitrine ouverte et le cou relaxé. Si l’action de lever les bras fait disparaître votre cou, vous pouvez elargir les mains en forme de V pour le guerrier I.

Commencez le dialogue

Maintenant c’est le moment d’une exploration plus approfondie. Tout d’abord, remarquez que la partie postérieure des anches s’ouvre trop pour que votre pied derrière soit plat au sol. Ok, pour beaucoup de personnes, la partie postérieure des anches doit s’ouvrir pour que le pied derrière soit ancré et ainsi protéger le genou. Le genou derrière doit être dans la même direction des doigts derrière, la jambe tendue. Les gens pensent que le bassin doit être parallèle devant, trouvant cette posture proche de l’impossible ! Mais cette posture n’est pas sur le bassin ! Elle est plutôt sur la relation inférieur et supérieur, devant et derrière, jambes et bras, hanches et bassin, respiration et corps, terre et ciel. Oui, c’est une liste immense, qui rend cette posture si défiante. Pour cela, vous devez apprendre à laisser dialoguer les différentes parties de votre corps.

Faites de connexions

Au lieu d’essayer de trouver un parallélisme dans les anches, explorez les connexions entre cuisses, bassin et lombaire. Vérifiez si le pied derrière (droit) est bien ancré, fixé, et si le genou devant se dirige vers le devant. Maintenant, mettez le doigt majeur dans la pointe du côté droit de la hanche et le la pousse droite dans les côtes droites inférieures, juste au-dessus des anches. Doucement, glissez le doigt majeur vers la pouce, encourageant la pointe des anches à se lever vers les côtes. Une légère approximation de l’abdomen inférieur peut aider dans cette action. Pendant que vous faires ça, notez comment, avec effort, le coccyx commence à descendre, ouvrant espace dans la lombaire et étirant la partie latérale de la taille. Continuez à lever la partie antérieure du bassin tout en ajustant la jambe derrière et appuyant le pied derrière vers le bas.
En faisant cela, vous créez les conditions nécessaires pour l’action d’extension de la posture. Le guerrier I étire la partie antérieure du corps et les psoas, le muscle long qui connecte la loge interne de la cuisse à la lombaire. C’est cela justement qui permet de réaliser l’extension de la colonne.
Avec le bassin plus perpendiculaire et espace dans la lombaire, vous trouverez plus facile de tourner l’abdomen et la poitrine vers le devant. Cela va transformer votre posture en une torsion légère au même temps que votre poitrine remonte et s’éloigne de votre pied derrière. Remarquez que votre bassin suit votre poitrine et la partie postérieure de la hanche se dirige vers le devant. Vérifiez à nouveau si votre genou derrière est protégé par le pied bien enraciné et la jambe bien ferme et étendue. Si ce n’est pas le cas, laissez la hanche ouvrir en dehors. Découvrez ce que marche mieux pour vous !
Une fois que vous avez tenu la posture pendant 5 à 10 respirations, revenez en tadasana et essayez l’autre côté. Un mouvement affecte le prochain et ainsi de suite. Ah, le genou derrière tourne en dedans? Les bras doivent aller vers le devant pour que vous puissiez ancrer le pied de derrière, qui, à son tour, soutient le côtes et fait monter la poitrine.

Trouvez un étirement fluide

Si vous vous sentez prêt pour aller vers une expression plus approfondie du guerrier I, revenez en tadasana les mains dans les anches. Faites un pas en arrière avec la jambe droite et ancrez le pied droit. Commencez par plier le genou gauche jusqu’à un angle de 90°, en laissant la cuisse parallèle au sol. Gardez le genou derrière en sécurité, en le soutenant avec la jambe bien étendue. Si le genou derrière tourne en dehors, étendez la jambe de devant un peu ainsi que la jambe derrière.
Afin d’éviter un effort du quadriceps de devant dans ce couloir intense, activez les ischio-jambiers. Enracinez le talon de la jambe devant, comme si vous tiriez le talon vers l’arrière. Cette action obligera les ischios-jambiers à envelopper le fémur. Si vous ne sentez pas cela, ok. Essayez et relaxez. Continuez à essayer. 
Ici encore, créez de l’espace dans la lombaire, en soulevant la pointe droite de la hanche. Tournez l’abdomen et la poitrine vers le devant, et si cela est facile, permettez à votre bassin de poussez la hanche droite vers l’avant. Si vous sentez un pincement dans le genoux ou dans la lombaire, revenez dans un alignement confortable.
Maintenant, levez les bras diagonalement devant vous et appuyés une paume contre l’autre, en soulevant les bras. Si la poitrine s’arrondit, gardez les bras écartés. La poitrine peut aussi se soulever, aussi, en suivant les bras, qui sont comme l’épée du guerrier. Restez quelques respirations et répétez l’autre côté.

Cela ces sont des instructions basiques pour réaliser la posture du guerrier 1. Une fois que vous l’avez réalisée, relaxez ! Surtout, quand vous êtes dans la posture, évacuez les pensées conceptuelles, et gardez le ressentie, tout simplement, qui représente le moment présent !

Selon Cyndi Lee, les armes du guerrier dans le Yoga sont le courage, représenté par l’épée, mais aussi la gentillesse. Etre en Yoga signifie être capable de trouver la connexion entre les opposés, effort physique soutenu par un mental réceptif et clair. Un guerrier en Yoga a besoin d’une base ferme et stable.

«  Le guerrier surgit comme un être vibrant et clair, qui agit à travers le mental afin de trouver un canal de respiration qui unit terre et ciel » Cyndi Lee

Cyndi Lee est fondatrice du Om Yoga Center. 

Traduit et adapté par Gabriela Nanni